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                                     LE CO2 EN QUELQUES CHIFFRES CLEFS




SOMMAIRE

1– Émissions de CO2 en France métropolitaine >>...
2– Émissions de CO2 en France (détail) >>...
3 – Émissions de CO2 dans l’OCDE >>...
4 – Émissions de CO2 dans le monde >>...
5– Émissions du CO2 en fonction du mode de transport >>...
6– À savoir >>...
7– Conséquence de la hausse du CO2 sur les événements climatiques >>...




1– ÉMISSIONS DE CO2 EN FRANCE MÉTROPOLITAINE


Source : « L’énergie en France – Repères », édition 2005
© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, DGEMP

Note méthodologique : Les émissions de CO2 sont calculées par l'Observatoire de l'Énergie à partir des quantités de houille, de produits pétroliers, et de gaz naturel utilisés pour la production d'énergie. Les consommations pour d'autres usages tels que les bases chimiques, les lubrifiants, le bitume, etc., ne sont pas comptabilisées. Une teneur en carbone propre est affectée à chacune de ces énergies. De plus, il est tenu compte des corrections climatiques pour la part utilisée dans le résidentiel-tertiaire.

(Source : Ministère de l'Économie, des Finances et de l'industrie)

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2– ÉMISSIONS DE CO2 EN FRANCE



« Selon les estimations de l’Observatoire de l’énergie, les émissions de CO2 corrigées du climat régressent en 2003
d’environ –1,2 % (mais croissent de +1,6 % en réel du fait de la douceur du climat de 2002), contre +1,8 % en 2002 et
une tendance à la hausse de +0,2% par an depuis 1990 (ce qui conduit à un dépassement d’environ 2,6 % par rapport au
niveau de référence de 1990) et ce, malgré la hausse de la production d’électricité thermique classique, notamment à
partir de charbon et de fioul. Par secteur d’activité, cette baisse des émissions se retrouve dans tous les secteurs de
consommation finale (–3,4 % dans l’industrie, –4,8 % dans le résidentiel-tertiaire, –1,1 % dans les transports). »

(extrait du cahier : Émissions de CO2 en France, novembre 2004, page 1)

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3– ÉMISSIONS DE CO2 POUR L'OCDE



« En 2002, la France affiche une baisse de –1,9 % à 103 millions de tonnes de carbone selon cette méthode de calcul
(approche sectorielle). L’UE à 15 voit son niveau d’émissions de 2002 dépasser de 3 % celui de 1990, avec des records
de hausse pour le Portugal (+59 %), l’Espagne (+46,9 %), l’Irlande (+40,3 %) et la Grèce (+28,2 %) : la croissance
économique explique l’essentiel de ces évolutions. À l’inverse, sa réunification profite à l’Allemagne, dont les
émissions baissent de 13,3 %. Le Royaume-Uni, avec –5,5 %, bénéficie de la dématérialisation de son économie et d’un
transfert massif du charbon vers le gaz (11 points de part de marché en moins pour le charbon entre 1990 et 2002,
contre un gain de 6 points pour le gaz).
En dépit d’une légère baisse de –0,3 % en 2002, l’UE à 15 est encore loin des objectifs de Kyoto. »

(extrait du cahier: Émissions de CO2 dues à l'énergie dans l'OCDE, 2001-2002, page 2)

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4– ÉMISSONS DE CO2 DANS LE MONDE



« En 2003, les émissions mondiales de CO2 dues à l’énergie ont atteint 6,8 millions de tonnes de carbone (Mt C) selon
cette méthode de calcul (approche sectorielle), soit un bond de 20,5% depuis 1990, dont la responsabilité, à hauteur de
deux tiers, revient à trois pays : la Chine, les Etats-Unis et l’Inde ; néanmoins, c’est la Corée qui enregistre la
progression la plus spectaculaire, en doublant ses émissions. S’agissant de l’Europe, la situation est contrastée : les
records sont enregistrés en Espagne (+51,5%), au Portugal (+48,8%), en Irlande (+37,9%) et en Grèce (+33,3%) : la croissance économique explique l’essentiel de ces évolutions. À l’inverse, sa réunification profite à l’Allemagne, dont
les émissions perdent 11,6%. Le Royaume-Uni, avec –3,6%, bénéficie de la dématérialisation de son économie et d’un
transfert massif du charbon vers le gaz. Du côté des dix nouveaux pays adhérents à l’UE (dont la contribution au total
UE est limitée à moins de 15% en 2003), la baisse est significative, de –20,1%, du fait de la restructuration de leurs
économies, limitant ainsi la hausse des émissions de l’UE à +1,4%, contre +6,3% pour l’ex-UE à 15.
Comparées à 2002, les émissions mondiales gagnent 4,1% en 2003 ; à elle seule, la Chine y contribue pour plus de la
moitié, dépassant la barre symbolique d’un milliard de tonnes de carbone, soit une envolée d’environ 16%.  »

(extrait : Émissions de CO2 dues à l'énergie dans le monde, 2002-2003, page 2)

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5– ÉMISSION DU CO2 EN FONCTION DU MODE DE TRANSPORT

Émission due aux transports urbains1
   Voiture (personne seule) : 309 g CO2/km
   Covoiturage (trois personnes) : 103 g CO2/km
   Bus : 80 g CO2/km
   Tramway : 20 g CO2/km
   Vélocypède : 0 g CO2/km

Émission due aux transports interurbains1
   Voiture (personne seule) : 180 g CO2/km
   Avion : 160 g CO2/km
   Autocar : 30 g CO2/km
   TER (SNCF, Transport Express Régional) : 36 g CO2/km

Émission due aux transports de marchandises2
   Train complet : 20 g CO2/tonne/km
   Transport combiné rail route : 40 g CO2/tonne/km
   Poids lourd (> 20 tonnes de charge utile) : 50 g CO2/tonne/km
   Poids lourd (charge utile de 15 tonnes) : 70 g CO2/tonne/km
   Poids lourd (charge utile de 3 tonnes) : 180 g CO2/tonne/km


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6– À SAVOIR




Un déplacement en voiture sur huit est inférieur à 500 m, 1/5 à 1 km.
Sur ces distances, la pollution est maximale au km

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7– CONSÉQUENCE DE LA HAUSSE DU CO2 SUR LES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES
Selon le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernnemental sur l’Évolution du Climat), les réchauffements globaux à la surface de la Terre excéderont certainement 2°C pour une stabilisation à 1000 ppm (projection à l'année 2100)
|Site internet du GIEC : www.ipcc.ch|

La hausse de la température aura les conséquences potentielles suivantes (GIEC, 2001, Impacts, Adaptation and Vulnerability: Contribution of Working Group I to the IPCC Third Assessment Report, Cambridge University Press, 1032 pp ; Synthesis Report,
Contribution of Working Groups I, II and III to the IPCC Third Assessment Report, 397 pp.) :

 

Type d'événement
Cause
Impact potentiel
Changements majeurs dans
la circulation océanique
Changement de salinité et de température induisent un changement de la stabilité et de la circulation méridienne globale
Réductiondu transport de chaleur vers le Nord, En Nino et les courants océanique pourraient changer
Fonte du Groenland et désintégration de la calotte glaciaire dans l'Antarctique Ouest
Fonte de surface, eau de fonte, disparition de la glace de mer accélère l'écoulement
Élévation rapide et irréversible du niveau de la mer jusqu'à plusieurs mètres en quelques siècles
Accélération des émissions de gaz à effet de serre conduisant à un
réchauffement terrestre
plus rapide
Les forêts et la toundra deviennent des sources de CO2 et de méthane, instabilité des hydrates de méthane des sédiments marins
Des impacts plus rapides et plus graves rendent l'adaptation plus difficile et les impacts plus graves

Impacts attendus pour des concentrations atmosphériques à 550 à 750 ppm en
équivalent de CO2 (Source : Arnell et al., 2002,
The Consequences of CO2
Stabilisation for the Impacts of climate Change
, Climatic Change, 53, 413-446)
    

Impact
Émissions non atténués
Stabilisation à 750 ppm
(d’ici 2250)
Stabilisation à 550 ppm
(d’ici 2150)
Retardement du réchauffement de 2050 par rapport au cas sans atténuation
–––
50 ans
100 ans
Pertes des forêts tropicales
et des prairies
2050
2100
Pas de pertes
Modification de la biosphère de puits de carbone en sources de carbone
2050
2170
Équilibre d'ici 2170
(ni puits ni source)
Personnes innondées par des tempêtes en 2080
94 millions
35 millions
18 millions
Pertes de terres humides côtières d'ici 2080
12 %
8 %
6 %
Personnes exposées à des manques d'eau en 2080
2,8 à 3,4 milliards
2,9 milliards
0,7 milliards
Augmentation de la population exposée à la Malaria
257 à 323 millions
174 millions
253 millions
Augmentation de la population exposée à la famine en 2080
69 à 90 millions
16 millions
43 millions






   Sources :
   1) UfU – Unabhängiges Institut für Umweltfragen
   (Institut indépendant pour les questions d'environnement)
   |site Internet|
   

   2) ADEME – Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie
   |Site Internet|
   

   3) Ministère de l'Économie, des Finances et de l'industrie
   |Site Internet|
   
   



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