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(cliquer sur la sortie pour retourner au blog)
LE
PIÉGEAGE ET LE STOCKAGE DU
DIOXYDE
DE CARBONE

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S O M M A I R E |
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1.
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2.
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a. Sources naturelles >...
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b. Sources antropogéniques
>...
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c. Corrélation zones
d'émission/zones de piégeage >...
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d. Futures sources d'émission
de CO2 >...
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3.
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c.
Purification, extraction du CO2 >... |
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d.
Procédés de piégeage du CO2 dégagé
par un combustible fossile primaire >... |
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4.
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Stockage
du CO2 >... |
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a.
Stockage géologique >... |
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a-1.
Réservoirs de pétrole et de gaz
naturel >... |
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a-2.
Réservoirs salins profonds Saumures
>... |
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a-3.
Bassins houilliers inexploitables >... |
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a-4.
Capacité de stockage géologique
>... |
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b.
Stockage océanique >... |
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b-1.
Mécanismes et techniques de stockage
>... |
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b-2.
Coût du stockage océanique >... |
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c.
Carbonatation minérale >... |
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5.
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Transport
du CO2 >... |
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a.
Transport par gazoduc >... |
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b.
Transport maritime >... |
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c.
Transport routier, ferroviaire >... |
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d.
Coût >... |
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6.
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Risques
>... |
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a.
Stockage géologique >... |
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b.
Stockage océanique >... |
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c.
Transport & gazoducs >... |
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7.
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Potentiel
économique du PSC
en tant que mesure d'atténuation
des changements climatiques >... |
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8.
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Cadres
juridique et réglementaire
du PSC >... |
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9.
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Liens
utiles >... |
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1. Introduction
Avec l'ère industrielle et l'accroissement des activités
humaines, la combustion des hydrocarbures fossiles s'est accélérée
afin de soutenir la demande énergétique. Cette demande a
entraîné une accumulation de certains gaz dans l'atmosphère
(CO2 et méthane, entre autres). Le rythme naturel de transformation/destruction
des gaz est trop lent pour éliminer ceux-ci. L'augmentation de
la concentration du dioxyde de carbone (CO2) dans
l'atmopshère est en grande partie responsable du réchauffement
de la planète, ainsi que du changement climatique. La concentration
de CO2 s'est
accrue de 280 à 370 ppm avec cette ère industrielle
(on l'estime à 1 000 ppm pour fin 2100 si aucunes mesures concrètes
ne sont prises), tandis
que la Terre s'est réchauffée de 0,6°C. À ce
rythme, le réchauffement planétaire sera de + 1,5 à
+ 6°c.
Les activités humaines sont donc responsables
de l'augmentation des émissions de CO2 (cf.
tableau n°1). Aucune solution technique
prise isolément ne permettra de réduire suffisamment la
concentration des émissions de gaz à effet de serre pour
parvenir à la stabilisation. Mais une gamme de mesures d'atténuation
sera nécessaire.
|
Processus
|
Nombre de sources
|
Émissions (Mt de CO2/an)
|
|
Combustion fossile
|
|
Énergie
|
4 942
|
10 539
|
|
Production de ciment
|
1 175
|
932
|
|
Raffineries
|
638
|
798
|
|
Industrie sidérurgique
|
269
|
646
|
|
Industrie pétrochimique
|
470
|
379
|
|
Traitement du pétrole et du gaz naturel
|
non disponible
|
50
|
|
Autres sources
|
90
|
33
|
|
Biomasse
|
|
Bioéthanol et bioénergie
|
303
|
91
|
|
Total
|
7887
|
13 468
|
Tableau n°1
Profil par ressources ou par activité industrielle des grandes
sources fixes mondiales de CO2 qui libèrent
plus de 0,1 Mt de CO2 par an (source : GIEC, 2005, Piégeage
et stockage du dioxyde de carbone).
Il
est à noter que les rejets de CO2 imputables aux secteurs
des transport et des batiments (résidences, commerces) n'ont pas
été pris
en considérationpour dresser ce tableau car ces sources sont relativement
petites, mobiles, et qu'elles se prêtent mal au piégeage
et
à l'entreposage.
Une solution pour réduire ces émissions
consisterait à développer des technologies capables de capturer
le CO2 produit lors de la combustion des carburants d'origine fossile.
Bien sûr, cette solution n'a de raison d'être que si les combustibles
fossiles sont petit à petit remplacés par les énergies
renouvelables (solaire, éolien, nucléaire, etc.).
Une autre solution consisterait à augmenter le rendement énergétique
(combustibles à moindre intensité de carbone).
La solution la plus attractive consiste à piéger et stocker
le CO2. On parle de PSC (Piégeage
et Stockage du CO2).
Le dioxyde de carbone peut être stocké dans la terre (dans
des formations géologiques, des champs de pétrole ou de
gaz naturel, des couches de houille inexploitables), dans les océans
(rejet direct dans la colonne d'eau de l'océan, fonds marins profonds),
dans des carbonates minéraux ou inorganiques (stockage industriel).
La figure 1 montre l'ensemble des solutions
PSC envisageable aujourd'hui. Avec ces techniques, on pourrait piéger
85 à 95 % du CO2 traité dans une installation de piégeage1
(cf. figure 2).

_________________________________________________________________________________________________
1 Une centrale électrique
équipée d'un système PSC (et susceptible de procéder
à un stockage océanique ou géologique) aurait besoin
d'environ 10 à 40 % d'énergie de plus
qu'une centrale de rendement équivalent sans PSC. La réduction
des émissions de CO2
dans l'atmosphère serait d'environ 80 à
90 %. À noter qu'une système de PSC avec stockage
sous forme de carbonates minéraux
nécessiterait de 60 à 180 % d'énergie
de plus qu'une centrale de rendement équivalent sans PSC.

haut de page^
2. Les sources de CO2
a. Sources
naturelles
Les sources naturelles d'émissions de dioxyde
de carbone dans l'atmosphère sont :
d'origine volcanique
(éruptions, dégazage de magma à proximité
des fissures volcaniques) ;
d'origine hydrothermale
(dégazage de CO2) ;
d'origine phréatique
(explosions) ;
d'origine lagunaire
(lacs à l'eau supersaturée en CO2) ;
d'origine sédimentaire
(bassins contenant du CO2 d'une pureté > 90 % ; zone de faible
activité tectonique
ou volcanique ; l'évasion
aérienne du CO2 est due à une surpression, à des
fissures dans la roche, à une
porosité de celle-ci).
Impact des bassins sédimentaires
de CO2
Il existe de nombreux « champs » de CO2
au cur des bassins sédimentaires, ce depuis des millions
d'années. La plupart sont piégés par la roche. Les
accidents naturels d'émission de CO2, lorsqu'ils surviennent, ont
un énorme impact sur l'écosystème local. L'impact
est moins important que dans les régions soumises à un régime
volcanique. Le plus souvent, le dioxyde de carbone relâché
dans l'air est dispersé par les vents. Dans ce cas, il s'avère
moins dangereux que lors d'une accumulation et d'une évasion soudaine.
En France, du CO2 dissout naturellement dans la roche
peuvent émerger sous forme de composés carbonés dans
l'eau de source. Cette eau est exploitée par de nombreuses sociétés
renommées. Dans ce cas, le CO2 s'avère un bienfait pour
l'économie et les vendeurs d'eau pétillante.
Dans de nombreuses régions du monde (ex. : Islande,
plateau du Colorado, Hongrie) les geysers (eau chaude rejetée dans
les airs, avec du CO2, due à surpression dans l'aquifère)
sont devenus des attractions touristiques.

Éruption volcanique au mont St. Helens
(état de Washington, États-Unis d'Amérique),
le 22 juillet 1980 (Reproduced by permission of © John
McCann,
http://www.scienceclarified.com/Vi-Z/Volcano.html)
Le 21 août 1986, l'éruption lagunaire
de CO2
du lac Nyos (Cameroun) tue 1746 personnes. Dans l'atmosphère,
1,24 millions de tonnes de CO2 sont rejetées.

Nappe d'eau éruptive de CO2 (maufette),
bassin d'Eger (Bublák, république Tchèque)
(© UFZ, Umwetforschungzentrum, Leipzig, http://www.ufz.de/index.php?en=6141)
b. Sources
antropogéniques
Les émissions de CO2 dues aux activités
humaines sont surtout produites lors de la combustion de matière
fossiles dans divers secteurs :
production d'électricité ;
transformation industrielle ;
bâtiments commerciaux et résidentiels
;
fabrication du ciment ;
production d'hydrogène ;
production d'énergies diverses (y
compris la combustion de biomasse) ;
Les
émissions
dues à l'utilisation de combustibles
fossiles s'élevaient (2000)
autour de 23,5 GtCO2/an.
Près de 60 %
provenaient de grandes sources fixes (cf.
figure 3,
c.). Bien
que réparties sur la totalité du globe terrestre, les émissions
sont particulièrement concentrées dans quatre régions
:
l'Amérique du Nord (Centre-Ouest
et Est des États-Unis d'Amérique) :
l'Europe (Nord-Ouest) ;
l'Asie de l'Est (côté Est de
la Chine) ;
l'Asie du Sud (sous-continent indien).
Près de 2 % des
émissions de CO2 produits (sources industrielles) présente
des concentrations supérieures à
95 %. Il s'agirait là de
très bon « candidats » pour une mise en uvre
du PSC.
Les deux figures présentées
ci-dessous montrent les répartions
géographiques des émissions mondiales
de CO2, ainsi que les émisions
par secteurs (source : AIE, CO2
Emission from fuel Combustion, 2002).

Les deux figures
suivantes présentent la répartition mondiale
des émissions de CO2 dues aux industriese,
et les mêmes émissions par type d'industries (source :
AIEG,« Building the Costs Curves for CO2 storage. Part 1: sources
of CO2 »,
report number PH4/9, IEA GHH R&D programme)

c. Corrélation
zone d'émissions/zone de piégeage
La distance qui sépare le lieu d'émission
de CO2 de sa zone de stockage détermine l'intérêt
de mettre en uvre le PSC. La figure 3
permet de localiser les principales sources à l'échelle
planétaire. Cette figure est à rapprocher de la figure
4, laquelle localise les différents
bassins sédimentaire du globe. On note une bonne corrélation
entre les principales sources d'émissions et les éventuels
bassins de stockage (distance < 300 km). Mais l'inconnue majeure réside
dans la qualité de ces bassins-réservoirs. Une analyse géologique
poussée de ceux-ci doit être entreprise.
d.
Futures sources d'émissions de CO2
Dans son Rapport spécial sur les scenarii d'émissions
(RSSÉ ; rapport disponible ici),
le GIEC a analysé six différents scénarios d'émissions
mondiales
de CO2. Jusqu'en 2050, le nombre de sources d'émission liées
à la production d'électricité devrait croître
fortement, notamment en Asie du Sud et de
L'Est. En revanche, un léger recul pourrait survenir en Europe.
La proportion de sources d'émission à forte et basse teneur
en CO2 dépendra de la
taille et du rythme de constructions d'installations qui permettront la
gazéification-liquéfaction de l'hydrogène, ou d'autres
matières liquides et
gazeuses. Plus ces installations seront nombreuses et plus il y aura de
sources d'émission à concentration élevée
qui se prêteront techniquement
au piégeage.
Le piégeage serait de 2,6-4,9
GtCO2 en 2020 à 4,7-37,5
GtCO2 en 2050.
haut de page^
3. Piégeage
du CO2
Le principe est de capturer le CO2 contenu
dans les effluents (fumées) rejetés par les infrastructures
industrielles. Selon le type
d'industrie concernée, la teneur de CO2 dans ces fumées
peut aller jusqu'à 20 %. Ces fumées seraient capturées
puis comprimées à haute pression.
Les figure 9 &
3 donnent un aperçu fontionnel
du principe de piégeage du dioxyde de carbone. Ce principe serait
particulièrement adapté aux
centrales électriques ainsi qu'aux autres procédés
industriels à grande échelle qui s'avèrent les meilleurs
candidats au PSC. La technique de
piégeage est une technologie déjà employée
pour traiter le gaz naturel.
a. But du piégeage
:
Il est de produire un flux concentré de CO2 (en
capturant les fumées) à haute pression qui puisse être
acheminé aisément vers un lieu de stockage.
b. Problème
de coût :
Le coût énergétique de transport
et de stockage d'un courant gazeux renfermant du CO2 est élevé.
Il est donc nécessaire que le flux transporté
et stocké soit quasiment pur (ou le plus pur possible).
c. Purification,
extraction du CO2 :
Le CO2 est séparé du flux gazeux dans
des usines, notamment celles de transformation du gaz naturel et de l'ammoniac.
d. Procédés
de piégeage du CO2 dégagé par un combustible fossile
primaire :
Les procédés de piégeage sont
au nombre de trois (cf.
figures 5 & 6):
procédé
de postcombustion
: capture du CO2 dilué dans les fumées de combustion (3
à 15 % de CO2 capturé en volume) ;
le piéagage
s'effectue à l'aide d'un solvant liquide (en général
des amines) ;
procédé
de précombustion
: l'objectif est de capturer le carbone avant combustion lors du processus
de fabrication du combustible
(15 à 60
% de CO2 capturé en volume sec) ;
procédé
d'oxycombustion : le but est de
générer une fumée concentrée à 90 %
de CO2 en réalisant une combustion à l'oxygène pur
(> 80 % de Co2
capturé en volume).


haut de page^
4.
Stockage du CO2
a. Stockage géologique
Jusqu'à présent, trois sortes de formations
géologiques ont été l'objet d'investigations poussées
afin de pouvoir y emprisonner du CO2. Il s'agit :
des gisements de pétrole et de gaz
naturel ;
des formations salines profondes ;
des veines de charbon inexploitables.
Le principe de stockage consiste à injecter dans
ces diverses formations géologiques (au cur de la roche souterraine)
du CO2 de haute densité.
Les formations géologiques poreuses qui renferment
ou qui ont renfermé des fluides tels le gaz naturel, du pétrole
ou des saumures, peuvent également servir de lieu de stockage.
Ces formations se trouvent dans des bassins sédimentaires situés
sur la terre ferme ou en mer. Si la perméabilité de ces
couches le permet, ces zones pourront être exploitées (cf.
figure 7). Les gisements de houille qui n'ont
pas pu être exploités pourraient aussi être utilisés.

a-1.
Réservoirs de pétrole et de gaz naturel
Ceux-ci sont des réservoirs poreux dont l'étanchéité,
vis-à-vis de la surface terrestre, est assurée par'une importante
couche
de roche qui les surmonte. D'ici quelques décennies, la plupart
de ces réservoirs seront épuisés, donc disponibles
pour le stockage du CO2. Nombre de
de réservoirs le sont déjà. Les avantages du stockage
dans ceux-ci sont les suivants :
faible coût d'exploration ;
réservoirs parfaitement étanches,
dûment équipés et opérationnels ;
le comportement « géologique
» de ces réservoirs est parfaitement connu ;
possiblilité d'utiliser les équipements
de production d'hydrocarbures pour transporter et injecter le CO2.
a-2. Réservoirs
salins profonds Saumures
Il existe un grand nombre de strates d'eau (aquifère)
à même d'être utilisées pour stocker le CO2.
L'eau de ces strates, salée, est impropre à la consommation.
Du CO2 pourrait y être injecté et partiellement dissout.
Les réactions chimiques avec les minéraux pour former des
carbonates y seraient extrêment lentes, rendant ce stockage fiable
à long terme.
ex. : Depuis 1996, un million
de tonnes de CO2 est injecté sous la Mer du Nord (secteur norvégien)
dans un réservoir salin (à une profondeur de 1000 mètres),
parallèlement à l'exploitation au même endroit d'un
gisement de gaz (Sleipner Vest).

Au-dessus du gisement de gaz du Sleipne Vest (Mer du Nord), lieu
de stockage de CO2 (© Statoil, site
Internet)
a-3.
Bassins houilliers inexploitables
Ces réservoirs s'avèrent très prometteurs.
Le CO2 injecté pourrait être absorbé par le charbon
puis stocké là indéfiniment.
Autre avantage, le charbon absorbe en volume deux fois plus de CO2 que
de méthane. On pourrait donc profiter de la capture et du stockage
du CO2 pour utiliser le CH4 libéré.
ex. : Un étude d'exploitation d'un bassin de
CO2-CH4 est en cours de réalisation entre l'Alberta Research Council
et l'IEA Greenhouse Gas R&D Programme.
a-4. Capacité
de stockage géologique
L'IEA Greenhouse Gaz R&D Programme a réalisé
une estimation du stockage des émissions de CO2 en fonction du
lieu (cf. tableau n°2).
Une liste des différentes sites qui ont fait, ou font l'objet,
d'études de stockage de CO2 est dressée dans le tableau
3. Enfin, le tableau 4 dresse une liste
des avantages et des inconvénients du stockage géologique.
|
Option de stockage
|
G l o b a l
c a p a c i t y
|
|
Gt de CO2
|
% d'émissions dici 2050
|
|
Réservoirs de pétrole et de gaz
|
920
|
45
|
|
Réservoirs salins (saumures)
|
400 10 000
|
20-500
|
|
Gisements houilliers inexploitables (découverts)
|
> 15
|
> 1
|
Tableau n°2
Capacité de stockage du CO2 par des réservoirs naturels
(©IEA Greenhouse Gas R&D Programme, 2001,
Putting carbon back into the ground).
|
Nom du projet
|
Pays
|
Début de l'injection (année)
|
Taux moyen d'injection (tCO2/an)
|
Stockage total prévu (tCO2)
|
Type de réservoir
|
|
Weyburn
|
Canada
|
2 000
|
3 000 5 000
|
20 000 000
|
RAP
|
|
In Salah
|
Algérie
|
2 004
|
3 000 4 000
|
17 000 000
|
Gisement de gaz naturel
|
|
Sleipner
|
Norvège
|
1996
|
3 000
|
20 000 000
|
Formation saline
|
|
K12B
|
Pays-Bas
|
2004
|
100 (1 000 prévu à compter de 2006)
|
8 000 000
|
Récupération assistée du
gaz naturel
|
|
Frio
|
États-Unis d'Amérique
|
2004
|
177
|
1 600
|
Formation saline
|
|
Fenn Big Valley
|
Canada
|
1998
|
50
|
200
|
RAMCH*
|
|
Qinshui Basin
|
Chine
|
2003
|
30
|
150
|
RAMCH
|
|
Yubari
|
Japon
|
2004
|
10
|
200
|
RAMCH
|
|
Recopol
|
Pologne
|
2003
|
1
|
10
|
RAMCH
|
|
Gorgon (prévu)
|
Australie
|
2009
|
10 000
|
inconnu
|
Formation saline
|
|
Snøhvit (prévu)
|
Norvège
|
2006
|
2 000
|
inconnu
|
Formation saline
|
Tableau n°3
Sites pour lesquels des opérations de stockage du CO2 ont été
réalisées, sont en cours ou sont prévues
au sein de projets pilotes ou d'applications commerciales à grande
échelle (source : GIEC, 2005, Piégeage
et stockage
du dioxyde de carbone).
_____________________________________________________________
* RAMCH : Récupération assistée de méthane
dans une couche de houille. Le CO2 est
utilisé pour accroître la récupération du méthane
présent dans une couche
de houille inexploitable grâce à l'adsorption préférentielle
du CO2 sur la
houille.
|
|
Avantages
|
Inconvénients
|
|
Gisements d'hydrocarbures
|
Structures piégeantes
étanches (aux gaz non réactifs)
Intérêt énconomique via EOR/EGR*
|
Loin des sites de production de CO2
|
|
Aquifères salins profonds
|
Près des sites de production de CO2
Grand potentiel de stockage
Eau non potable
|
Généralement peu ou pas connus
|
|
Veines de charbon (non exploitées)
|
Près des sites de production de CO2
Intérêt économique via la récupération
de méthane
|
Volumes poreux et injectivité faible
|
Tableau n°4
Avantages et inconvénients du stockage géologique (source
: Capture et stockage du CO2 : contraintes
et progrès, IFP-Total, 19th World Energy Congress, Sydney,
Australie, 5-9 septembre 2004).
______________________________________________
* EOR : Enhance Oil Recovery ; EGR : Enhance Gas Recovery
b. Stockage océanique
L'autre forme de stockage est océanique. Le but
est d'injecter le CO2 dans les océans (CO2 capturé dans
des sites industriels, usines...) à une profondeur de 1 000
mètres. La majeure partie du CO2 serait ainsi isolée de
l'atmosphère pendant des siècles. Les figure
8 et 9 présentent cette méthode
de stockage. Le « réservoir océanique »
est bien supérieur au « réservoir »
terrestre
Le dioxyde de carbone pourrait être acheminé
à l'aide d'un gazoduc immergé ou bien d'un navire jusqu'à
l'endroit choisin puis injecté dans la colonne d'eau ou déposé
au fond de l'océan. Le gaz dissous et dispersé
s'intégrerait ensuite dans le cycle global du carbone. Jusque-là,
aucun test n'a été réalisé pour démontrer
la faisabilité de ce piégeage, malgré quelques expériences
de taille modeste.


b-1.
Mécanismes et techniques de stockage
Les océans occupent 70 % de la surface du globe
terrestre et leur profondeur moyenne est de 3 800 m, en moyenne. Le CO2
étant soluble dans l'eau, des échanges entre l'atmosphère
et la surface des mers etdes océans se produisent naturellement,
jusqu'à ce qu'un équilibre soit atteint. Si les concentrations
dans l'atmosphère augmentent, les océans absorbent plus
de gaz. Depuis 200 ans, les océans ont
emmagasiné 500 Gt de CO2 des 1
300 Gt de CO2 rejetées dans l'atmosphère par les
activités humaines. L'excédent
de CO2 dû à ces activités (la concentration de CO2
est passée de 280 ppm, ère pré-industrielle, à
près de 370 ppm) n'est assimilé que très lentement
par les océans. Le dioxyde de carbone stocké naturellement
est localisé dans les couches supérieures des eaux océaniques.
Sa présence abaisse le pH à
la surface des eaux. Selon les prévisions, les océans devraient
absorber la majorité du CO2 rejeté dans l'atmosphère.
Il n'existe aucune limite théorique à la quantité
de CO2 stockable. Pour stabiliser les concentrations atmosphériques
de CO2, les océans devraient renfermer entre 2 000 à
12 000 Gt. On peut considérer cette valeur comme une limite
à la capacité de stockage. Parallèlement à
cette limite, des problèmes environnementaux liés à
l'augmentation du pH interviendraient. Le
tableau 5 permet de se faire une idée
précise des « délais » de retenue
du CO2 par les océans en fonction de la profondeur d'injection.
La proportion retenue tend à augmenter lorsque l'injection se fait
à une plus grande profondeur. Pour accroître la rétention
de CO2, une solution consisterait à former des hydrates
solides ou des lacs liquides de CO2 au
fond des océans, ceci en dissolvant des minéraux alcalins
(comme le calcaire) ; avec cette solution, l'acidité serait neutralisée
et le pH maîtrisé. Bien que
cette technique soit intéressante (la durée de stockage
serait de 10 000 ans, avec une modification minime du pH et de la pression
partielle du CO2) elle nécessiterait une grande quantité
de calcaire et la manutention consommerait beaucoup d'énergie.
|
|
Profondeur d'injection
|
|
Année
|
800 m
|
1 500 m
|
3 000 m
|
|
2100
|
0,78 ± 0,06
|
0,91 ± 0,05
|
0,99 ± 0,01
|
|
2200
|
0,50 ± 0,06
|
0,74 ± 0,07
|
0,94 ± 0,06
|
|
2300
|
0,36 ± 0,06
|
0,60 ± 0,08
|
0,87 ± 0,10
|
|
2400
|
0,28± 0,07
|
0,49± 0,09
|
0,79 ± 0,12
|
|
2500
|
0,23 ± 0,07
|
0,42 ± 0,09
|
0,71 ± 0,14
|
Tableau n°5
Proportion de CO2 retenue dans les océans après 100 ans
d'injection continue à trois profondeur différentes,
basée sur sept modèles océaniques (source : GIEC,
2005, Piégeage et stockage du dioxyde de
carbone).
Nota bene : i)
La figure ci-dessous permet de faire une comparaison entre le cycle du
carbone avant l'industrialisation du globe et les années 1980-90.
Les chiffres mentionnés pour les réservoirs sont en GtC,
ceux pour les flux en GtC/an.

(Source : IEA Greenhouse Gaz R&D Programme, 2002, Ocean Storage of
CO2,
Nature, U. Siegenthaler and J.L. Sarmiento, 1993, Atmospheric
carbon dioxide
and the sea, Nature, 365:119, ©
1993, MacMillan Magazine, Limited)
ii) Des
modèles de prédiction du cycle du carbone ont été
développés. Celui crée par l'Institut Max Planck
(Hambourg, Allemagne ; site
Internet) a permis de faire une estimation du temps qu'il fallait
au CO2 pour retourner dans l'atmosphère, en fonction du lieu, s'il
est stocké à une profondeur de 900 1 500 m (Bacastow
and Dewey, 1996, Effectiveness of CO[2] sequestration
in the post-industrial ocean, Energy conversion and management,
vol. 37, no 6-8 (9 ref.), pp. 1079-108).
b-2.
Coût du stockage océanique
Même si ce procédé n'a jamais
été mis en uvre diverses études ont été
menées afin d'estimer les coûts de tels projets de stokage
au fond des océans ou dans les grands fonds (cf.
tableau n°6). Ce coût ne prend pas
en compte le piégeage et l'acheminement du CO2 jusqu'à la
côte, en revanche il inclut le transport par
navire ou par gazoduc en mer, à
quoi s'ajoute l'énergie requise. Pour de courtes
distances, le gazoduc fixe s'avère la solution la moins coûteuse.
Si les distances augmentent, le déversement par un navire en mouvement
ou le transport jusqu'à une plate-forme est le plus intéressant.
|
Méthode
|
Coût ($ É.U./tCO2 net
injecté)
|
|
100 km de la côte
|
500 km de la côte
|
|
Gazoduc fixe
|
6
|
31
|
|
Navire en mouvement/plate-forme*
|
12-14
|
13-16
|
Tableau n°6
Coût du stockage dans les océans à plus de 3 000 m
de profondeur (source : GIEC, 2005, Piégeage
et stockage du dioxyde de carbone).
____________________________________________
* L'injection est réalisée à une profondeur de 2
000 2 500 m
dans le cas d'un navire en mouvement.
c.
Carbonatation minérale
La technique de carbonatation minérale consiste
à fixer le CO2 au moyen d'oxydes alcalins et alcalino-terreux (comme
l'oxyde de magnéisium, MgO, ou l'oxyde de calcium CaO) présents
à l'état naturel dans les roches silicatées (ex.
: serpentine, olivine).
La carbonatation minéale produit du silicate
et des carbonates qui sont stables sur de longues périodes. Ceux-ci
peuvent être stockés dans des mines de silicates, puis réutilisés
en temps voulu (cf. figure
10). L'exploitation de ce procédé est limité
par les réserves de silicates, ainsi que par des questions environnementales
dues au volume des rejets.
L'énergie requise pour la carbonatation représenterait
de 30 à 50 % de la production de la centrale de piégeage.
En prenant en compte le système de piégeage du CO2, un système
de carbonatation minérale entraînerait une hausse de la consommation
d'énergie de 60 à 180 % par kWh produit par rapport à
une centrale électrique de référence (sans PSC).
La cinétique naturelle du processus de carbonatation
est lente (plusieurs millions d'années). Dans le cadre d'une minéralisation
industrielle du dioxyde de carbone, le temps de réaction devra
être réduit à quelques heures, tout en diminuant au
mieux l'énergie nécessaire. Les recherches actuelles sont
orientées sur ces différents points.

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5. Transport du CO2
Une fois piégé, le CO2 doit être transporté
vers son lieu de stockage (dans le cas où l'installation de piégeage
ne se situe pas directement sur une formation géologique adaptée).
Le CO2 est le plus souvent acheminé par gazoduc, technologie parvenue
à maturité grâce à l'exploitation des gisements
de gaz naturel et de pétrole. Le CO2 est transporté sous
forme gazeuse ou liquide. Il peut aussi être transporté par
voie routière, ferroviaire ou maritime dans des citernes adaptées.
a. Transport par
gazoduc
Le premier gazoduc de transport sur longue distance
du CO2 a été mis en service au début des années
1970 aux États-Unis d'Amérique (Texas, Permian Basin). Depuis,
ce gazoduc s'est aggrandi et s'étire
sur plus de 3 900 km (gazoduc de CO2-EOR). Il
véhicule chaque anné près de 25 MtCO2/an entre différents
zones localisées au Texas (McElmo Dome, Sheep Mountain, Bravo Dome),
où le gaz sert à la RAP (Récupération
Assistée de Pétrole). Au total, c'est 40 MtCo2
qui circulent par an par gazoduc aux États-Unis d'Amérique.

Le gazoduc Central Basin (Texas & Nouveau-Mexique),
propriété de la Kinder Morgan CO2 Company (site
Internet).
La plus longue portion fait 650 km de long (Sheep Mountain pipeline).
b. Transport maritime
La voie maritime peut s'avérer dans certains
cas plus économique que l'utilisation d'un gazoduc, en particulier
pour de très longues distances. Le CO2 peut être transporté
de la même manière que le GPL (à 0,7 MPa). Les navires
d'aujourd'hui sont au point pour réaliser ce transport.

Exemple de vaisseau susceptible de transporter
du CO2 (ici, LNG-Carrier) vers une plate-forme,
ou une zone d'injection.
|
Capacité du tanker
|
22 000 m3
|
|
Température de stockage
|
55 °C
|
|
Pression de stockage
|
6 bars
|
|
Distance de « portée »
|
500 km
|
|
Vitesse du navire
|
25 km/h
|
|
Temps de déchargement
|
10 h
|
|
Durée complète d'un voyage (allé|déchargement|retour)
|
3 jours
|
|
Volume de stockage de CO2
|
7 300 t
|
Tableau n°7
Caractéristiques de stockage de CO2 à l'état liquide
dans un navire transporteur.
c.
Transport routier, ferroviaire
L'utilisation de camions et de wagons citernes est tout
à fait envisageable. Le CO2 serait stocké à une température
de 20°C et à une pression de 2 Mpa. Ce mode de transport
s'avère économique uniquement sur des distances courtes.
d. Coût
Les figures 11 et 12 permettent
de se faire une idée sur le coût du transport de CO2 en fonction
du mode de transport utilisé. Dans le cas des gazoducs, le coût
varie en fonction de l'encombrement des conduits (terre ferme, mer, montagnes,
fleuves, sol gelé). Ces derniers peuvent doubler le coût
par unité de longueur. À noter que la compression du gaz,
qui s'avère nécessaire pour des longs trajets, n'a pas été
comptabilisée.


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6. Risques
a. Stockage géologique
Le CO2 est un
asphyxiant. Bien qu'il soit plus lourd que l'air, son stockage dans des
couches géologiques impose des règles de sécurité.
Du CO2 piégé sous terre peut s'échapper par suite
d'une fissure dans la roche, une porosité modifiée, des
déplacements légers des strates géologiques, d'un
séisme. Tous ces risques doivent donc être pris en compte
pour la sécurité environnementale et humaine. Il est également
important de s'assurer que le gaz stocké pour une longue durée
dans la roche ne puisse s'échapper qu'à des taux très
faible sans avoir d'impact sur le climat. Comme nous l'avons vu, des bassins
d'exploitation de gaz naturel et de pétrole seraient utilisés
pour stocker le CO2 ; il faut être sûr du comportement de
ces bassins une fois le gisement en exploitation épuisé,
ou sur le point de l'être.
Pour ce qui est du stockage dans des saumures (aquifère),
le manque cruel d'informations (en comparaison des gisement de gaz) impose
que des campagnes d'études soient lancées afin de les caractériser
(cf.
figure 13).

b. Stockage
océanique
Comme nous l'avons vu plus haut, dissoudre du CO2 dans
l'océan fait baisser le pH de l'eau
(en raison de la formation de bicarbonate et d'ions carbonés).
On sait que la baisse du pH a un effet néfaste
sur les animaux marins*. Qu'en sera-t-il de cet impact si la séquestration
du CO2 dans les océans devient effective ? Les effets du CO2
sur les organismes marins ont surtout été étudiés
sur des espèces qui vivent près de la surface des océans.
Une baisse du taux de calcification, de la reproduction, de l'apport d'oxygène
dans l'appareil circulatoire et de la mobilité ainsi q'une augmentation
de la mortalité dans le temps ont été relevés.
Cez certains organismes, ces conséquences ont été
observées pour de faibles ajouts de CO2.
L'importance de la concentration de carbone non-organique
dissous (DIC) présent à la surface des eaux est le résultat
des rejets importants de CO2 dans l'atmosphère. Des calculs ont
montré** que le pH de la surface
des eaux avait globalement baissé de 0,1. Des simulations réalisées
à l'aide de modèles numériques ont montré
que si du CO2 était injecté à une prodonfeur de 3
000 mètres sur sept cites, l'augmentation du pH serait de 0,4 dans
environ 1 % du volume des océans.
Selon le GIEC, l'injection de quelques gigatonnes de
CO2 modifierait de manière sensible la chimie des eaux dans la
zone concernée, tandis que l'insertion de centaines de gigatonnes
produirait des changements plus marqués dans la zone environnante,
suivis de modifications mesurables dans le volume de l'océan.
En l'état actuel, les risques que présente
le stockage dans les océans sont très peu étudiés.
De graves lacunes sont à combler quant aux répercussions
sur le milieu naturel d'injection de CO2 dans les profondeurs océaniques.
Il est essentiel d'étudier sur des périodes longues la réaction
des systèmes biologiques. De plus, il est nécessaire de
mettre au point des techniques permettant de détecter et surveiller
les panaches de CO2, ainsi que leurs effets sur les plans biologique et
chimique.
___________________________________________________________________________
* Knutzen J. « Effects of decreased pH on marine organismes
», Marine Pollution Bulletin, 12:
25-29, 1981.
** Haugan P.M. « Effects of CO2 on the ocean environment »,
Energy Convers. Mgmt. 37, 1019-1022, 1996.
c. Transport
& gazoducs
De nouvelles normes devraient être établies
pour les gazoducs de CO2 (à l'image de celles existant pour le
gaz naturel). Le passage d'un gazoduc de CO2 dans une zone habitée
pourrait nécessiter d'abaisser la teneur maximale en sulfure d'hydrogène.
De même, il faudrait se prévaloir de toute surpression et
mettre en place un système de détection des fuites. Même
si les dépertions à partir des gazoducs sont faibles, du
CO2 pourrait s'échapper dans l'atmosphère. Le CO2 étant
très corrosif lorsqu'il est chargé d'humidité, les
conduits utilisés devraient être en alliage résistant
et l'intérieur composé d'un alliage ou d'un polymère
continu (ex. : dans le cas d'un navire transporteur dont les réservoirs
sont faits d'un alliage carbone-manganèse, les rejets totaux dans
l'atmosphère pour 1 000 kilomètres sont de 3-4 %).
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7. Potentiel économique du PSC
en tant que mesure d'atténuation des changements climatiques
L'évaluation de ce potentiel repose sur des modèles
énergétiques et économiques qui envisagent que les
moyens PSC mis en uvre permettront de stabiliser les concentrations
de CO2 dans l'atmosphère. Les textes publiés indiquent qu'en
l'absence de mesures de limitation de CO2, il n'existe que des débouchés
restreints pour les techniques de PSC dans les cas suivants :
piégeage à partir de sources
peu coûteuses et de grande pureté ;
transport sur de courtes distances (<
50 km) ;
stockage dans une application à valeur
ajoutée de type RAP (Récupération Assistée
de Pétrole).
Les modèles indiquent que le PSC serait compétitif
si on le compare à d'autres options d'atténuation à
grande échelle, comme l'énergie nucléaire et les
sources dites renouvelables. L'ajout de PSC, dans ces études, pourrait
permettre de réduire le coût de la stabilisation de 30 %
voire plus (cf. figure
14).

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8. Cadres juridique et réglementaire du PSC
Les dispositions juridiques et réglementaires actuelles dans le
cas où le PSC serait utilisé à grande échelle,
sont insuffisantes. Aucun cadre de référence permettant
de faciliter la mise en uvre des techniques de stockage géologique
qui tiendrait compte des responsabilités associées à
long terme n'existe. De même, des restrictions juridiques pourraient
être imposés à l'injection de CO2 dans le milieu marin.
De graves lacunes existent quant aux méthodes d'inventaire et de
comptabilisation des émissions.
Il existe plusieurs traités (dont la Convention
de Londre* et la Convention OSPAR**) qui pourraient s'appliquer à
l'injection de CO2 dans le sous-sol océanique ou dans les océans.
_____________________________
* Convention sur la prévention de la pollution des mers résultants
de l'immersion de déchets et autres matières (1972)
et Protocole de Londres (1996) qui n'est pas encore entré en vigueur.
** Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique nord-est,
adoptée à Paris (1992).
OSPAR est l'abrévation d'Oslo-Paris.
9. Liens utiles


Alberta Research Council ARC
http://www.arc.ab.ca

IEA Greenhouse Gas R&D Programme
http://www.ieagreen.org.uk

CO2 NORWAY
http:/www.co2.no

DNV Managing Risk
http://www.dnv.com
 
CO2 Capture and Storage Cooperative research
for greenhouse gas technologies
http://co2captureandstorage.info

ECN Energy research Center of the Netherlands
http://www.ecn.nl/publications

Institut Max Planck
http://www.mpg.de

Kinder Morgan CO2 Compagny
http://www.kindermorgan.com

Satoil
http://www.statoil.com

WOCE World Ocean Circulation Experiment
http://woce.nodc.noaa.gov/wdiu
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(cliquer sur la sortie pour retourner au blog)
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blog essperans ; Piégeage et stockage du dioxyde
de carbone v.1.0 © octobre 2006
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